Relancer un client par téléphone : script et bons réflexes
Un e-mail sans réponse, un SMS ignoré : à un moment, la relance écrite atteint sa limite. L'appel téléphonique reste le canal le plus direct pour obtenir une réponse claire, à condition de ne pas décrocher au hasard, sans savoir quoi dire.
Quand décrocher plutôt qu'écrire
Le téléphone n'est pas toujours le bon réflexe. Il devient pertinent dans des situations précises :
- Après plusieurs relances écrites restées sans réponse : deux e-mails ou un e-mail et un SMS ignorés, c'est souvent le signal qu'il faut changer de canal plutôt que d'insister par écrit.
- Un sujet qui demande une vraie discussion : négocier un délai de paiement, lever un doute sur un devis, comprendre pourquoi un projet est bloqué. L'écrit rallonge ce genre d'échange sans raison.
- Une échéance proche : facture qui arrive à son dernier délai avant mise en demeure, rendez-vous du lendemain à confirmer. L'appel garantit une réponse immédiate, l'e-mail non.
- Un contact que vous connaissez déjà bien : avec un client historique, un appel passe souvent mieux qu'un énième e-mail formel.
À l'inverse, un premier contact avec un prospect totalement froid se prête mal à un appel non annoncé : mieux vaut d'abord écrire, comme évoqué dans notre article sur la relance par SMS, où le même principe s'applique.
Avant d'appeler : préparez trois choses
Le meilleur moyen de rater une relance téléphonique, c'est d'appeler sans savoir exactement pourquoi. Trois minutes de préparation suffisent :
- L'historique du dossier : date du dernier échange, ce qui a été dit, ce qui reste en suspens. Rien de pire que de demander à un client de vous réexpliquer une situation qu'il vous a déjà détaillée.
- Un objectif clair pour l'appel : obtenir une date, lever un doute précis, confirmer un montant. Un appel sans objectif tourne en rond et met mal à l'aise les deux parties.
- Une réponse de repli : si le client ne décroche pas ou ne peut pas parler, que faire ? Laisser un message court, ou passer au SMS/e-mail dans la foulée plutôt que de réessayer en boucle le même jour.
Le déroulé d'un appel de relance efficace
Un bon appel de relance suit une structure simple : se présenter, rappeler le contexte en une phrase, poser la question directement, puis conclure sur une action concrète.
« Bonjour [Prénom], c'est [Votre nom] de [Entreprise]. Je vous appelle au sujet du devis envoyé le [date], je voulais savoir où vous en étiez de votre côté. »
« Bonjour [Prénom], je reviens vers vous concernant la facture n°[numéro], dont l'échéance est dépassée depuis quelques jours. Pouvez-vous me dire quand le règlement est prévu ? »
Un point souvent négligé : il faut savoir écouter la réponse jusqu'au bout avant de proposer une solution. Beaucoup de blocages se résolvent par une simple question ouverte ("qu'est-ce qui coince de votre côté ?") plutôt qu'en enchaînant les arguments.
Après l'appel : ce qu'il ne faut jamais oublier
Un appel de relance sans trace écrite se perd vite dans la mémoire, surtout avec plusieurs dossiers en parallèle. Deux réflexes à prendre systématiquement :
- Noter le résultat immédiatement : ce qui a été dit, ce qui a été convenu, la prochaine date à surveiller. À faire dans les minutes qui suivent, pas le soir en repensant vaguement à la journée.
- Envoyer un court récapitulatif écrit quand un engagement a été pris (montant, délai, prochaine étape). Ça évite les malentendus et donne une trace en cas de désaccord ultérieur.
C'est exactement ce que centralise Relanceo : chaque appel se logue en quelques secondes après coup, avec la prochaine date de relance qui se met à jour automatiquement, pour ne jamais perdre le fil d'un dossier traité par téléphone plutôt que par écrit. Pour la méthode complète tous canaux confondus, voir comment relancer un client sans être lourd.